Andrea Dworkin: Je veux une trêve de vingt-quatre heures durant laquelle il n’y aura pas de viol

TRADFEM

Andrea Dworkin

Note de l’auteure :

         Ce discours a été prononcé à la Midwest Regional Conference de la National Organisation for Changing Men, au cours de l’automne 1983 à St Paul, dans le Minnesota. Un des organisateurs m’a aimablement envoyé une cassette et une retranscription de mon intervention. La revue du mouvement des hommes, M, l’a publiée. J’enseignais à l’époque à Minneapolis. C’était avant que Catharine MacKinnon et moi ne proposions et développions une stratégie juridique qui traitait de la pornographie en termes de droits civiques. Dans le public étaient présentes beaucoup de personnes qui devinrent plus tard des acteur-rice-s essentiel-le-s dans le combat pour le projet de loi des droits civiques. Je ne les connaissais pas alors. Il y avait environ 500 hommes et quelques femmes par-ci par-là. J’ai parlé à partir de notes et j’étais, à vrai dire, en route vers l’Idaho – un voyage de huit…

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Andrea Dworkin: Je veux une trêve de vingt-quatre heures durant laquelle il n’y aura pas de viol

A celles qui voudraient une émancipation balisée.

Les bavardages de Kiyémis.

Une énième polémique sur Beyoncé et Nicki Minaj, qui seraient les apôtres du patriarcat en véhiculant les symboles de la féminité, qui seraient totalement à l’encontre de tout combat féministe etc.

Une énième critique venant d’une femme blanche, dont le corps correspond en tous points à l’idéal de beauté occidental, qui elle peut se permettre d’avoir une prise sur sa sexualité, sur la manière dont elle a d’affirmer son corps, sans que d’aucune manière que ce soit, on vienne lui rappeler que ce n’est pas féministe, que ” nos mères ne sont pas battues pour que tu te balades en string”

Je voulais pas faire un billet, je le jure. Je ne voulais pas que mon agacement passager se transforme en colère dévorante parce que vous voyez, on est en juillet, il fait bien trop chaud pour avoir la rage et puis c’est pas bon pour ma jauge de bonheur.

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A celles qui voudraient une émancipation balisée.

Je Suis Féministe. Tu Crois Que Ça Va Aller?

It's Going Dawn

Je vais rentrer sur le beat comme Xéna la Guerrière dans une bagarre. Nous sommes au 21e siècle, on vend toujours les livres au poteau, Google est gratuit, je ne ferai pas un autre mini-cours sur le pourquoi du comment du féminisme parce qu’en réalité, si j’ai pu récolter les informations nécessaires pour écrire des articles dessus, tout le monde peut le faire.

Je suis féministe et je suis reconnaissante.

Je ne considère pas qu’en tant que femme, avoir été à l’école soit une chance. Je ne considère pas que gagner de l’argent soit un quelconque privilège, ni que m’épanouir professionnellement sous-entende que je sois sexuellement frustrée. Si ces choses vont d’elles mêmes aujourd’hui, c’est parce que des femmes se sont investies dans un combat il y a des décennies de cela. Elles ont arraché à un système qu’on pensait immuable le droit de vote, le droit de s’instruire, le…

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Je Suis Féministe. Tu Crois Que Ça Va Aller?

Féminisation = déclassement : Cher M. Compagnon

Ah d’accord…

Genre !

Cher M. Compagnon,

Je voudrais vous faire part de ma perplexité. Peut-être pourriez-vous m’aider, d’ailleurs. Voyez-vous, j’ai toujours voulu être prof en collège ou lycée. J’ai réussi les concours, mais ai finalement décidé de passer mon tour pour faire une thèse et enseigner à l’université. Il n’empêche que l’enseignement reste ma vocation. J’aurais été fière et heureuse d’enseigner dans le secondaire. Oh, bien sûr, cette perspective me faisait aussi peur. Ce n’est pas un métier facile, il suffit d’écouter les profs pour s’en rendre compte.

Et puis hier, voilà que je découvre une interview de vous intitulée « Professeur, un métier sans évolution ». Les connaissances qui l’ont déjà lue ont l’air très en colère. Alors je clique. Et je vois que vous êtes vous aussi, M. Compagnon, préoccupé par l’avenir du métier. Mais pas pour les mêmes raisons.

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Féminisation = déclassement : Cher M. Compagnon